Quelques lignes, un seul fait, aucun commentaire. Le genre le plus difficile : il ne pardonne ni l’imprécision ni le mot inutile.
En un mot. Une information en trois à cinq lignes, sans titre parfois, sans commentaire jamais.
La brève est le format le plus condensé de l’information : un seul fait, répondant aux questions essentielles, en 300 à 700 signes, sans développement, sans citation longue et sans analyse. Elle est l’unité de base des fils d’agence et des colonnes de dernière minute.
Écrire une brève oblige à identifier ce qui est réellement l’information. C’est l’exercice de formation le plus efficace : un journaliste qui écrit bien une brève écrit bien tout le reste.
La brève commence par le fait principal, jamais par le contexte. Elle donne le lieu, la date, les acteurs et l’ampleur. Elle se termine quand l’information est donnée, pas quand la place est remplie.
« Deux cent quatorze élèves de l’école primaire de Kaloum sont sans salle de classe depuis le 3 juin. La mairie n’a pas voté le budget de rénovation du bâtiment, fermé pour vétusté. L’inspection académique dit avoir relancé la municipalité à trois reprises. »