En un mot. Écrire de façon que tout le monde comprenne du premier coup.
Définition
La clarté journalistique repose sur des règles éprouvées : phrase courte à une idée, voix active, verbe d’action plutôt que substantif, suppression des adverbes et adjectifs non informatifs, explicitation des sigles, préférence pour le mot courant à sens équivalent.
Pourquoi c’est important
L’obscurité passe souvent pour du sérieux. Elle est en réalité le signe d’une pensée non aboutie : ce que l’on comprend bien s’énonce clairement. Et le lecteur qui ne comprend pas ne redemande pas : il part.
Méthode, étape par étape
Une idée par phrase.
Remplacer les substantifs par des verbes : « procéder à la fermeture » devient « fermer ».
Passer à la voix active : « la mairie a reporté le vote », pas « le vote a été reporté ».
Supprimer les adverbes qui n’ajoutent rien.
Développer chaque sigle à sa première occurrence.
Relire à voix haute : les phrases où l’on manque de souffle sont trop longues.
Un cas concret
« Il a été procédé, en date du 3 juin, à la fermeture administrative de l’établissement scolaire, pour des motifs relatifs à la vétusté du bâti » devient « Le 3 juin, l’école a fermé : le bâtiment est trop vétuste. » Trois fois plus court, deux fois plus clair.
Les erreurs à éviter
Le passif systématique, qui efface qui a agi.
Le jargon administratif recopié des documents sources.
Les phrases à trois subordonnées.
L’adjectif d’appréciation à la place du fait.
Les bons réflexes
Chercher le verbe le plus concret possible.
Toujours dire qui fait quoi : le passif dissimule les responsabilités.