Rendre compte d’un événement auquel on a assisté : conseil municipal, procès, match, conférence. Le piège est de suivre le déroulé au lieu de hiérarchiser.
En un mot. Raconter ce qui s’est passé lors d’un événement, en commençant par ce qui compte le plus.
Définition
Le compte rendu restitue un événement public auquel le journaliste a assisté, en hiérarchisant les faits selon leur importance et non selon leur ordre chronologique. Il combine observation directe, citations relevées et éléments de contexte.
Pourquoi c’est important
C’est le genre qui distingue le journalisme du procès-verbal. Une séance de trois heures produit une information ; l’art consiste à la trouver et à la mettre en tête.
Comment ça marche
On repère l’information (la décision prise, l’incident, la révélation) et on la place en attaque. Le déroulé chronologique, s’il est nécessaire, vient ensuite et de façon résumée.
Méthode, étape par étape
Prendre des notes exhaustives, y compris les échanges hors ordre du jour.
Identifier, avant d’écrire, l’information principale.
Attaquer par cette information, pas par « la séance s’est ouverte à 18 h ».
Restituer les positions des différentes parties.
Ajouter le contexte : ce qui avait été promis, ce qui change.
Vérifier les citations relevées.
Un cas concret
Mauvaise attaque : « Le conseil municipal s’est réuni jeudi soir en présence de 27 élus. » Bonne attaque : « Le conseil municipal a reporté pour la troisième fois le vote du budget de rénovation de l’école de Kaloum, laissant 214 élèves sans salle de classe. »
Les erreurs à éviter
Suivre l’ordre du jour au lieu de hiérarchiser.
Restituer les discours au lieu des décisions.
Oublier de mentionner ce qui n’a pas été discuté alors qu’il était prévu.
Les bons réflexes
Toujours se demander : qu’est-ce qui a changé à l’issue de cette séance ?
Noter les absences et les votes contre : ce sont souvent l’information.
Rester jusqu’à la fin : l’information tombe souvent dans les questions diverses.