Il publie au nom du journal, ce qui veut dire qu’il engage le journal. C’est un poste éditorial déguisé en poste technique.
En un mot. Le journaliste chargé de ce que la rédaction publie sur les réseaux sociaux.
Fonction éditoriale chargée de la présence d’un média sur les plateformes : choix de ce qui est publié, écriture des accroches, modération des espaces de discussion, veille et remontée d’informations, et traitement des erreurs publiées.
Le poste est souvent confié au plus jeune de la rédaction au motif qu’il connaît les plateformes, et c’est une erreur de rangement. Celui qui écrit l’accroche décide de ce que des dizaines de milliers de personnes comprendront de l’article — souvent sans l’ouvrir. C’est une responsabilité éditoriale, pas une compétence d’outil.
Quatre tâches, dont deux sont sous-estimées. L’écriture des accroches : une accroche qui exagère pour attirer est une faute professionnelle, même si l’article est juste, parce que la majorité du public ne lira que l’accroche. La modération : elle suppose une règle écrite, publiée, et appliquée de la même façon à tous, y compris aux soutiens du journal. La veille : repérer ce qui circule, remonter à la rédaction, et savoir distinguer ce qui est vérifié de ce qui est seulement répandu. Et la correction : une erreur publiée sur une plateforme se corrige sur cette plateforme, pas seulement sur le site — effacer sans dire est un second manquement.
L’accroche qui exagère est le piège structurel du poste, parce qu’elle est récompensée immédiatement — le chiffre monte — et sanctionnée lentement, par l’érosion de la confiance. Un service qui mesure ce poste au seul nombre de clics obtiendra des accroches trompeuses, non parce que la personne est malhonnête, mais parce que c’est ce qui a été demandé.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.