En un mot. Pourquoi le son compte plus que l’image, et comment l’obtenir avec un téléphone.
Définition
Le microphone interne d’un téléphone est omnidirectionnel et placé loin de la bouche : il capte l’ambiance autant que la parole. Un micro-cravate filaire ou un micro directionnel monté sur l’appareil transforme le résultat pour un coût sans rapport avec celui d’une caméra.
Pourquoi c’est important
Les mesures d’audience le montrent toutes : un spectateur abandonne un sujet au son inaudible en quelques secondes, alors qu’il regarde jusqu’au bout une image tremblante dont le son est net. Le son porte l’information, l’image l’illustre.
Comment ça marche
La règle physique qui règle presque tout : diviser par deux la distance entre la bouche et le micro quadruple le niveau utile par rapport au bruit. Rapprocher le micro fait plus qu’aucun réglage, aucun logiciel et aucun montage.
Méthode, étape par étape
Rapprocher le micro de la bouche : vingt centimètres valent mieux que deux mètres.
Couper ce qui ronfle : climatiseur, ventilateur, groupe électrogène, télévision.
Écouter au casque pendant l’enregistrement, jamais après.
Enregistrer trente secondes d’ambiance seule, pour le montage.
Enregistrer un double son sur un second téléphone quand l’entretien est unique.
Se placer dos au bruit, l’interlocuteur face à une surface qui absorbe.
Vérifier le niveau avant la première question, pas après la troisième.
En extérieur, une bonnette : le vent détruit une prise autrement parfaite.
Un cas concret
Le test du casque décide de tout. Ce que l’oreille nue ignore sur le terrain, le casque le révèle : un bourdonnement, un frottement de vêtement sur le micro, une saturation. Découvrir cela au montage, c’est avoir perdu l’entretien.