Qui répond de ce qui est publié : le directeur de publication, l’auteur, parfois l’hébergeur. Une chaîne qui s’étend aux commentaires, aux reprises et aux publications sur les réseaux du média.
En un mot. Qui est juridiquement responsable de ce qui est publié, y compris des commentaires.
Définition
La plupart des droits organisent une responsabilité éditoriale identifiée, souvent portée par un directeur de publication, complétée par celle de l’auteur. Les contenus produits par des tiers (commentaires, contributions, contenus repris) relèvent de régimes distincts, généralement fondés sur la connaissance effective du contenu et la promptitude du retrait.
Pourquoi c’est important
Beaucoup de rédactions ignorent qu’un commentaire laissé en ligne, une reprise sur un réseau social ou une republication engagent leur responsabilité. Le régime varie, mais le principe de vigilance ne varie pas.
Comment ça marche
Trois zones méritent une procédure écrite : les commentaires (modération, délai de retrait, traçabilité) ; les reprises (vérification avant republication) ; les comptes sociaux du média, les accroches publiées y engagent au même titre que les articles.
Méthode, étape par étape
Identifier clairement qui porte la responsabilité éditoriale, et le publier.
Établir une procédure écrite de modération, avec des délais.
Traiter tout signalement de contenu illicite sans délai, et conserver la trace.
Vérifier avant toute republication : la reprise engage.
Soumettre les accroches sociales aux mêmes règles que les articles.
Corriger sur tous les supports où la publication a eu lieu.
Conserver l’historique des modifications d’un article en ligne.
Souscrire une assurance adaptée à l’activité éditoriale.
Un cas concret
Un commentaire diffamatoire signalé et laissé en ligne trois semaines expose le média davantage que le commentaire lui-même : ce qui est reproché n’est pas la publication initiale mais l’absence de retrait après signalement.
Les erreurs à éviter
Aucune procédure de traitement des signalements.
Republier un contenu tiers sans le vérifier.
Publier sur les réseaux une accroche plus affirmative que l’article.
Modifier un article en ligne sans conserver l’historique.
Les bons réflexes
Une procédure de modération écrite, avec des délais tenus et tracés.
Les publications sociales du média obéissent aux mêmes règles que les articles.