Séquences complètes, valeurs de plan variées, son propre, autorisations. Ce qui n’a pas été tourné n’existera pas au montage, et ne se rattrape jamais.
En un mot. Filmer sur place, en pensant déjà au montage.
Définition
Le tournage documentaire recueille des séquences construites : plan large de situation, plans moyens d’action, gros plans de détail, plans de coupe et raccords. Il inclut la prise de son directe, la vérification des autorisations et le respect du droit à l’image.
Pourquoi c’est important
Le monteur ne peut utiliser que ce qui a été filmé. Un plan manquant impose des solutions bancales (répétition, ralenti, image d’archive) qui affaiblissent le sujet.
Méthode, étape par étape
Filmer chaque action en trois valeurs de plan minimum.
Laisser tourner cinq secondes avant et après chaque plan.
Enregistrer le son d’ambiance séparément.
Filmer systématiquement des plans de coupe.
Obtenir les autorisations de tournage et de droit à l’image.
Noter les timecodes des moments forts pendant le tournage.
Vérifier les images avant de quitter le lieu.
Un cas concret
Une action de trente secondes (l’installation des bancs) se filme en cinq plans : large sur la rue, moyen sur l’enseignante, gros plan sur les mains, gros plan sur le cadenas, large sur les enfants assis. Le montage devient fluide.
Les erreurs à éviter
Un seul plan par action.
Couper l’enregistrement trop tôt.
Filmer des mineurs sans autorisation.
Quitter le lieu sans vérifier les rushes.
Les bons réflexes
Trois valeurs de plan par action, au minimum.
Toujours des plans de coupe : ils sauvent tous les montages.
Autorisations écrites, surtout en lieu privé et avec des mineurs.