Les plateformes permettent d’atteindre en quelques minutes des témoins directs qu’aucun carnet d’adresses ne contient. À condition de se présenter et d’expliquer l’usage.
En un mot. Utiliser les réseaux pour retrouver des personnes qui ont assisté à un événement.
Définition
La recherche de témoins en ligne combine la recherche géolocalisée, l’exploration des mots-clés locaux, l’identification des publications de première main et la prise de contact directe. Elle suppose une présentation explicite en tant que journaliste et une information claire sur l’usage prévu.
Pourquoi c’est important
Un témoin direct trouvé en vingt minutes vaut mieux qu’un commentateur joignable. C’est l’un des apports les plus solides des plateformes au travail journalistique.
Méthode, étape par étape
Rechercher par lieu et par mots-clés locaux, y compris en langue locale.
Distinguer les publications de première main des reprises.
Vérifier que la personne était réellement présente.
Se présenter clairement : nom, média, sujet, usage prévu.
Demander l’autorisation avant de citer ou de reprendre un contenu.
Proposer un échange téléphonique : l’écrit ne remplace pas l’entretien.
Expliquer les conséquences possibles d’une citation nominative.
Ne jamais reprendre une publication sans autorisation, même publique.
Un cas concret
« Bonjour, je suis journaliste à […], je travaille sur la fermeture de l’école de Kaloum. J’ai vu votre publication du 3 juin. Accepteriez-vous d’en parler quelques minutes ? Je vous expliquerai ce qui serait publié. » Simple, honnête, efficace.
Les erreurs à éviter
Reprendre une publication sans autorisation.
Ne pas se présenter comme journaliste.
Citer une personne sans l’avertir des conséquences possibles.
Se contenter d’un échange écrit sur un sujet sensible.
Les bons réflexes
Se présenter systématiquement, dès le premier message.
Demander l’autorisation avant toute reprise, même d’un contenu public.
Expliquer ce qui sera publié et ce que cela peut impliquer.