En un mot. Faire des graphiques qui montrent la réalité, pas ce qu’on voudrait démontrer.
Définition
La visualisation honnête suppose le choix d’une représentation adaptée à la nature de la donnée, une échelle non tronquée pour les graphiques en barres, l’indication de la source et de la période, une légende explicite, et une attention aux effets de perception induits par les couleurs et les proportions.
Pourquoi c’est important
Beaucoup de lecteurs ne lisent que le graphique. Il porte donc l’essentiel de la responsabilité de l’information transmise, et l’essentiel du risque de tromperie involontaire.
Méthode, étape par étape
Choisir la forme selon la question : évolution, comparaison, répartition, distribution.
Ne jamais tronquer l’axe des ordonnées d’un diagramme en barres.
Indiquer source, date, périmètre et unité sur le graphique lui-même.
Vérifier l’accessibilité des couleurs pour les daltonismes.
Éviter la troisième dimension et les effets décoratifs.
Faire lire le graphique seul par quelqu’un : comprend-il la même chose ?
Un cas concret
Un même écart de 2 points paraît spectaculaire sur un axe partant de 48 et négligeable sur un axe partant de 0. Les deux graphiques sont exacts ; un seul est honnête, selon ce que l’on veut faire comprendre.
Les erreurs à éviter
Tronquer l’axe pour amplifier un écart.
Utiliser un camembert pour plus de cinq catégories.
Omettre la source et la période.
Choisir des couleurs qui suggèrent un jugement.
Les bons réflexes
Le graphique doit être compréhensible sans le texte.
Source, date, unité : toujours présentes.
Tester le graphique auprès d’une personne qui ne connaît pas le sujet.