L’équipe restreinte qui décide pendant la crise : qui en fait partie, comment elle se réunit, comment elle trace ses décisions et comment elle évite de s’épuiser.
En un mot. Le petit groupe qui pilote la crise, avec des rôles clairs et un journal de bord.
Définition
La cellule de crise est l’instance restreinte de décision et de coordination activée pendant l’événement. Elle réunit un décideur unique, un responsable communication, les compétences métier concernées, le juridique et les ressources humaines. Elle fonctionne par points réguliers courts et tient une main courante horodatée.
Pourquoi c’est important
En crise, les organisations échouent rarement par manque d’information : elles échouent par dilution de la décision. Une cellule restreinte, avec un décideur identifié, tranche vite et assume.
Comment ça marche
La cellule se réunit à intervalles fixes : toutes les heures au début, puis tous les demi-journées. Chaque point suit le même ordre : faits nouveaux, décisions à prendre, actions, prochain rendez-vous. Tout est consigné.
Méthode, étape par étape
Activer : une seule personne a le pouvoir de déclencher.
Réunir physiquement ou en visioconférence dans l’heure.
Établir les faits certains et séparer ce qui est supposé.
Décider la posture et la première déclaration.
Répartir : qui parle, qui rédige, qui suit les médias, qui informe l’interne.
Fixer l’heure du point suivant.
Tenir la main courante : heure, information, décision, auteur.
Organiser la relève au bout de huit heures.
Un cas concret
Main courante : « 09 h 12, appel d’un journaliste local sur l’accident. 09 h 20 : cellule activée. 09 h 41, faits confirmés : deux blessés légers, aucun décès. 09 h 55 : déclaration initiale validée par la direction. 10 h 02 : envoyée aux rédactions et publiée sur le site. » Ce document protège l’organisation et sert au retour d’expérience.
Les erreurs à éviter
Une cellule de quinze personnes : elle ne décide plus.
Aucune trace écrite des décisions et de leur heure.
Laisser la même équipe travailler vingt heures d’affilée.
Faire porter la communication interne par personne.
Les bons réflexes
Cinq à sept personnes maximum, avec un décideur unique.
Un point toutes les heures au début, chronométré à quinze minutes.
Une main courante horodatée, tenue par une personne dédiée.