Chaque réseau a un public, un format dominant et une convention de ton. On ne choisit pas un réseau, on choisit un public que l’on peut servir régulièrement.
En un mot. Décider sur quels réseaux sociaux être présent, et pourquoi.
Définition
Le choix des plateformes croise trois critères : la présence effective du public visé, l’adéquation entre le format dominant de la plateforme et ce que l’organisation sait produire, et la capacité à tenir un rythme régulier dans la durée.
Pourquoi c’est important
Le coût d’une plateforme n’est pas l’inscription, c’est la production. Ouvrir un compte prend cinq minutes ; l’alimenter deux fois par semaine pendant deux ans est un engagement de moyens qu’il faut avoir évalué.
Comment ça marche
Chaque plateforme impose un contrat implicite : un format, une longueur, un ton, une fréquence. Publier sur une plateforme sans respecter son contrat produit une visibilité quasi nulle, quel que soit le contenu.
Méthode, étape par étape
Vérifier où se trouve réellement le public, par enquête et non par supposition.
Évaluer ce que l’organisation sait produire : texte, photo, vidéo, audio.
Croiser les deux : ne retenir que les intersections.
Estimer le temps de production hebdomadaire disponible.
Retenir deux plateformes au départ, pas plus.
Définir un rôle par plateforme.
Réévaluer après six mois avec des données.
Un cas concret
Une organisation dont les publics sont institutionnels et qui sait produire du texte et des photos réussira mieux sur deux plateformes adaptées à ce format qu’en se dispersant sur cinq, dont deux exigeant de la vidéo quotidienne.
Les erreurs à éviter
Ouvrir un compte sur une plateforme parce qu’elle est populaire.
Publier le même contenu partout.
Sous-estimer le coût de production régulier.
Garder un compte abandonné visible.
Les bons réflexes
Deux plateformes tenues valent mieux que cinq délaissées.
Le format dominant de la plateforme n’est pas négociable.