Brainstorming, deadline, feedback, target, insight, benchmark, workshop. Les anglicismes courants du métier et leurs équivalents français, quand ils existent.
En un mot. Les mots anglais du métier et comment les dire en français.
Définition
La communication professionnelle emploie de nombreux anglicismes, dont beaucoup disposent d’équivalents français précis et compris. Certains n’en ont pas et se conservent ; d’autres masquent une imprécision de pensée.
Pourquoi c’est important
Un communicant dont le métier est de se faire comprendre perd sa crédibilité s’il ne sait pas se faire comprendre lui-même. Devant un élu, un artisan ou un public associatif, l’anglicisme n’impressionne pas : il exclut.
Comment ça marche
Trois cas se distinguent. Le terme a un équivalent français parfait, on l’emploie. Le terme désigne une réalité sans équivalent, on le conserve et on l’explique. Le terme masque une idée floue, et il faut alors reformuler ce qu’on veut vraiment dire.
Les repères
Brainstorming : remue-méninges.
Deadline : échéance, date limite.
Feedback : retour, réaction.
Target : cible, public visé.
Insight : ici, une observation sur le public qui éclaire la stratégie. Dire « ce que nous avons compris du public ».
Tone of voice : ton de voix, ou registre d’expression.
Persona : profil type.
Reach : portée.
Follow-up : relance, suivi.
Asap : dès que possible. À bannir : cela ne dit pas quand.
Call : appel, réunion téléphonique.
Template : gabarit, modèle.
Wording : formulation, choix des mots.
Un cas concret
Certains anglicismes signalent une pensée floue. « Il nous faut un insight fort » ne dit rien tant qu’on n’a pas formulé quelle observation sur le public, précisément, va fonder la campagne. Traduire oblige à préciser, et c’est le principal bénéfice.
Les erreurs à éviter
Employer un anglicisme devant un public non professionnel.
Traduire mécaniquement un terme qui n’a pas d’équivalent exact.
Confondre le vocabulaire d’un métier et le jargon d’une entreprise.
Employer « asap », qui donne une urgence sans donner une date.
Les bons réflexes
Le français quand il existe et qu’il est compris.
Traduire pour vérifier que l’on sait ce que l’on veut dire.
Adapter au public présent, jamais au confort de l’émetteur.