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La dynamique de groupe

Un groupe traverse des phases : constitution, tension, régulation, production. Et il produit ses propres pièges, dont la pensée de groupe, analysée par Irving Janis à partir de décisions collectives catastrophiques.

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En un mot. Comment un groupe se forme, se déchire, s’organise et devient efficace, et pourquoi il peut prendre de très mauvaises décisions.

Définition

Les travaux sur les petits groupes décrivent des phases de développement (constitution, confrontation, normalisation, production) formalisées notamment par Bruce Tuckman. Irving Janis a par ailleurs analysé sous le nom de pensée de groupe un mécanisme par lequel la recherche de cohésion conduit un collectif à écarter les objections et à prendre des décisions que ses membres, individuellement, désapprouvaient.

Pourquoi c’est important

Un comité de direction unanime n’est pas un comité qui a raison : c’est souvent un comité où personne n’a osé objecter. Reconnaître le mécanisme permet de l’organiser contre lui-même.

Comment ça marche

La pensée de groupe se reconnaît à des signes : illusion d’invulnérabilité, rationalisation collective des avertissements, pression sur les dissidents, autocensure, et illusion d’unanimité. Elle s’aggrave quand le groupe est cohésif, isolé, dirigé par un responsable qui exprime sa préférence en premier.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Une décision adoptée à l’unanimité en dix minutes est rarement une bonne décision : elle signale que personne n’a exprimé ses réserves. Demander à chacun d’écrire son objection principale avant la discussion change le résultat.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

Sources