En un mot. Préparer sur le papier ce qu’on va filmer, plan par plan.
Définition
L’écriture audiovisuelle traduit une intention en documents de production : note d’intention, séquencier décrivant l’enchaînement des séquences, scénario ou conducteur, et storyboard lorsque la précision visuelle l’exige. Elle détermine la liste des plans nécessaires et donc l’organisation du tournage.
Pourquoi c’est important
Le montage ne peut utiliser que ce qui a été filmé. Un tournage sans écriture produit des heures de rushes dont il manque toujours le plan indispensable.
Méthode, étape par étape
Écrire la note d’intention : à qui, pour dire quoi, pour provoquer quoi, en combien de temps.
Établir le séquencier : chaque séquence, son lieu, son contenu, sa durée.
Lister les plans nécessaires, y compris les plans de coupe.
Identifier les autorisations à obtenir.
Prévoir les conditions : lumière, son, accès, météo.
Vérifier la faisabilité avec les moyens réels.
Faire valider avant le tournage, pas après.
Un cas concret
Un film de 90 secondes se prépare avec un séquencier d’une page : six séquences, leur durée, les plans nécessaires. Cette page évite deux jours de tournage inutile.
Les erreurs à éviter
Tourner d’abord et voir ensuite.
Ne pas lister les plans de coupe.
Découvrir au montage qu’un plan manque.
Faire valider l’intention après le tournage.
Les bons réflexes
Une page de séquencier économise des jours de tournage.
Toujours prévoir plus de plans de coupe que nécessaire.