On écrit pour l’oreille : phrases courtes, sujet-verbe-complément, un chiffre à la fois, pas de relative. Ce qui se lit bien ne s’entend pas forcément.
En un mot. Écrire des textes faits pour être entendus une seule fois, sans possibilité de relire.
Définition
L’écriture radiophonique tient compte de l’unicité de l’écoute : l’auditeur ne peut pas revenir en arrière. Elle privilégie la phrase simple à la voix active, l’information unique par phrase, la répétition assumée des éléments clés, la suppression des incises et l’énonciation des chiffres arrondis.
Pourquoi c’est important
Un texte de presse écrite lu à l’antenne est presque toujours incompréhensible : trop de subordonnées, trop de chiffres, trop de noms propres par phrase. L’écoute est un canal étroit.
Méthode, étape par étape
Une idée par phrase, quinze mots en moyenne.
Sujet, verbe, complément, et rien entre les deux.
Annoncer avant de nommer : « le maire de la commune, Ibrahima Bah, a… ».
Arrondir les chiffres et n’en donner qu’un par phrase.
Répéter l’information essentielle une seconde fois, autrement.
Lire à voix haute et chronométrer : 150 à 160 mots par minute.
Un cas concret
Écrit : « La municipalité, qui avait inscrit ce budget à l’ordre du jour du 14 mars, ne l’a finalement pas soumis au vote. » Radio : « Le budget devait être voté le 14 mars. Il ne l’a pas été. »