Le média de l’oreille : écriture parlée, son d’ambiance, prise de son, montage, journal parlé, direct, habillage et conduite d’antenne.
En un mot. Informer par le son seul : une idée à la fois, des phrases qui se disent, et du son qui fait voir.
Le journalisme radiophonique produit de l’information destinée à l’écoute. Il compose avec une contrainte forte : l’auditeur ne peut ni revenir en arrière ni balayer le texte. D’où une écriture linéaire, une hiérarchie stricte et un usage du son d’ambiance comme élément d’information.
La radio reste le média le plus accessible — en mobilité, sans électricité du côté de l’auditeur, sans lecture. Dans de nombreux contextes, c’est le média qui touche réellement le plus grand nombre.
On écrit pour l’oreille : phrases courtes, construction sujet-verbe-complément, chiffres arrondis, pas de subordonnées empilées. L’information essentielle vient tôt et se répète. Le son — ambiance, extrait d’entretien, silence — n’est pas un ornement : il porte une part de l’information et donne à l’auditeur le sentiment d’y être.
Un sujet annonce « une hausse de 12,7 % sur douze mois glissants ». À l’antenne, personne ne retient. « Les prix ont augmenté d’un peu plus d’un dixième en un an » dit la même chose et s’entend.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.