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Être correspondant

Vivre dans le pays qu’on couvre : l’avantage du temps long, et ses deux pièges, la capture par le milieu et l’éloignement de la rédaction.

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En un mot. Le journaliste installé dans le pays dont il rend compte.

Définition

Le correspondant réside dans le pays qu’il couvre, souvent pour plusieurs médias et fréquemment sous statut indépendant. Sa connaissance du contexte et son réseau constituent son avantage décisif sur l’envoyé ponctuel.

Pourquoi c’est important

Le temps long change la nature du travail. Un correspondant voit les évolutions lentes, reconnaît ce qui est nouveau de ce qui ne l’est pas, et dispose de sources qui parlent parce qu’elles le connaissent depuis des années.

Comment ça marche

Deux pièges guettent, opposés. La capture par le milieu, quand les relations nouées finissent par restreindre ce qu’on peut écrire. Et l’éloignement de la rédaction, qui demande le sujet du moment sans percevoir ce qui compte réellement sur place.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

L’apport spécifique du correspondant est de savoir ce qui n’est pas nouveau. Une manifestation qui paraît spectaculaire depuis l’étranger peut être un rendez-vous hebdomadaire ; une phrase anodine d’un responsable peut être une rupture. Seul le temps long permet cette distinction.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

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