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Couvrir l’étranger

Le fixeur, la langue, le visa, le biais du parachutage. Ce qui sépare un reportage à l’étranger d’un reportage tout court, et ce qu’on doit à ceux qui restent après le départ.

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En un mot. Travailler dans un pays qui n’est pas le sien.

Définition

La couverture internationale ajoute au travail journalistique ordinaire des contraintes d’accès, de langue, de sécurité et de compréhension du contexte. Elle repose largement sur des collaborateurs locaux dont le rôle et l’exposition sont durablement sous-estimés.

Pourquoi c’est important

Le journaliste envoyé repart ; ceux qui l’ont aidé restent. Cette asymétrie gouverne toutes les décisions du reportage, du choix des personnes citées à la façon dont on quitte le pays.

Comment ça marche

Le risque professionnel principal n’est pas la sécurité, il est cognitif. Un journaliste qui arrive avec un angle décidé depuis sa rédaction trouvera ce qu’il cherchait : il existe toujours quelqu’un pour dire ce qu’on veut entendre. Le terrain confirme ce qu’on y apporte si l’on ne s’en défend pas.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Le biais le plus courant tient à la langue. Les personnes qui parlent la langue du journaliste sont plus éduquées, plus urbaines et plus internationales que la moyenne du pays. Un reportage construit sur elles seules décrit une minorité en croyant décrire un pays.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

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