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Exxon Valdez, 1989

Une marée noire en Alaska, un dirigeant qui met des jours à se rendre sur place, et la démonstration que l’absence d’un visage est elle-même un message.

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En un mot. Une catastrophe écologique aggravée par une réponse tardive et distante.

Définition

En mars 1989, le pétrolier Exxon Valdez déverse des dizaines de milliers de tonnes de brut dans le détroit du Prince William, en Alaska. La lenteur de la réaction, l’absence prolongée du dirigeant sur le site et une communication perçue comme défensive ont durablement associé le nom de l’entreprise à la catastrophe.

Pourquoi c’est important

Ce cas enseigne ce qu’aucun manuel ne formule aussi bien : en crise, le silence et la distance sont interprétés. Le public ne conclut pas que l’entreprise réfléchit, il conclut qu’elle se protège.

Comment ça marche

Le mécanisme est celui du vide narratif. Faute de récit fourni par l’organisation, la presse et le public en construisent un à partir des seuls éléments disponibles : les images des oiseaux mazoutés et l’absence des responsables. Ce récit devient très vite irréversible.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Les images d’oiseaux et de loutres mazoutés ont circulé mondialement pendant que l’entreprise préparait ses éléments de langage. La règle qui en découle : sur un dommage visible, l’image gagne toujours contre le communiqué.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes