En un mot. Ce qu’une rédaction fait quand elle découvre qu’elle a publié une erreur.
Définition
Le traitement d’une erreur comporte la vérification du signalement, la correction du contenu, la publication d’un rectificatif visible et daté, l’information de la personne lésée, et l’analyse interne de ce qui a permis l’erreur.
Pourquoi c’est important
Toutes les rédactions se trompent. Ce qui les distingue est le traitement. Une correction rapide et explicite renforce la crédibilité ; une correction silencieuse, effectuée en modifiant discrètement le texte en ligne, la détruit quand elle est découverte.
Comment ça marche
La règle décisive est la visibilité. Modifier un article sans le signaler est la faute la plus grave, plus grave que l’erreur initiale, parce qu’elle touche à l’intégrité de l’archive. Le lecteur doit pouvoir savoir que le texte a changé, quand et pourquoi.
Méthode, étape par étape
Vérifier le signalement avant de corriger : tous ne sont pas fondés.
Corriger le contenu sans effacer la trace de la version antérieure.
Publier un rectificatif daté, visible sur l’article et non en page annexe.
Dire ce qui était faux et ce qui est exact, sans formule évasive.
Informer directement la personne lésée, avant la publication du rectificatif si possible.
Ne pas rejeter la faute sur une source : la rédaction répond de ce qu’elle publie.
Analyser en interne le point de contrôle qui a manqué.
Corriger la procédure, pas seulement l’article.
Un cas concret
Une mention en tête d’article qui dit « une version antérieure indiquait X, il fallait lire Y ; corrigé le 4 septembre à 14 h » coûte peu et vaut mieux qu’un long communiqué. Elle dit exactement ce qui s’est passé et quand.
Les erreurs à éviter
Modifier le texte en ligne sans le signaler.
Employer une formule évasive qui ne dit pas ce qui était faux.
Rejeter la faute sur la source.
Corriger l’article sans corriger la procédure qui a permis l’erreur.
Les bons réflexes
Visible et daté, sur l’article lui-même.
Dire ce qui était faux, pas seulement ce qui est vrai.