Les règles que la profession se donne : charte de Munich, indépendance, conflits d’intérêts, respect de la vie privée, présomption d’innocence, traitement des victimes et des mineurs.
En un mot. Ce qu’on s’interdit même quand c’est permis, et ce qu’on doit même quand personne ne vérifie.
La déontologie journalistique énonce les devoirs professionnels : vérité, vérification, indépendance, respect des personnes, refus des pressions et des avantages, rectification des erreurs. Elle est formalisée par des chartes professionnelles et, dans certains pays, par des instances d’autorégulation.
La crédibilité est le seul capital du métier, et elle est collective : la faute d’un journaliste coûte à tous. Les règles déontologiques ne protègent pas seulement les personnes dont on parle, elles protègent la possibilité même d’être cru.
Les textes de référence convergent sur quelques obligations : ne pas publier une information sans en vérifier l’origine, ne pas supprimer d’information essentielle, ne pas altérer un document, ne pas user de méthodes déloyales sauf intérêt public majeur, protéger ses sources, refuser tout avantage, et rectifier toute erreur. Ces règles ne sont pas juridiquement contraignantes partout, mais elles sont opposables professionnellement.
Un journaliste couvre un secteur dans lequel un proche travaille. Rien ne l’oblige légalement à le dire. S’il se tait et que cela se sait, chacun de ses articles passés devient suspect. Le déport ou la mention explicite coûtait infiniment moins.
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