Enquêter sur les réponses avec la même rigueur que sur les problèmes : ce qui est tenté, ce que montrent les résultats, ce qui ne fonctionne pas. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est une enquête.
En un mot. Enquêter sérieusement sur ce qui est tenté pour résoudre un problème, et sur ce que cela donne réellement.
Le journalisme de solutions applique la méthode d’enquête aux réponses apportées à un problème social. Les cadres professionnels de référence, notamment celui promu par le Solutions Journalism Network, en fixent quatre exigences : décrire une réponse concrète, expliquer comment elle fonctionne, présenter des éléments de preuve sur ses résultats, et exposer ses limites. Le mouvement du journalisme constructif, développé notamment en Europe du Nord, en propose une variante insistant sur la nuance et la mise en perspective.
Une couverture exclusivement centrée sur les dysfonctionnements produit un sentiment d’impuissance documenté et alimente l’évitement de l’information. Rendre compte des réponses n’est pas un adoucissement : c’est une part de la réalité qui reste, sinon, invisible.
Le sujet n’est pas une organisation ni une personne, mais une réponse : un dispositif, une méthode, une politique. On l’examine comme on examinerait un scandale : d’où viennent les données, qui les produit, que disent-elles vraiment, qu’est-ce qui ne marche pas, à quelles conditions cela serait transposable.
Sur l’abandon scolaire : plutôt que le portrait flatteur d’une association, examiner un dispositif de rappel téléphonique, publier les taux avant et après, interroger les élèves qui ont abandonné malgré tout, et préciser que le résultat dépend d’un formateur qui connaît les élèves.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.