Dix créateurs à trois mille abonnés coûtent moins cher qu’un à trente mille, et produisent davantage — pour une raison qui n’est pas le prix.
En un mot. Travailler avec de petits comptes très proches de leur public plutôt qu’avec une grande audience lointaine.
Collaboration avec des créateurs dont l’audience est restreinte — de quelques centaines à quelques dizaines de milliers de personnes — mais caractérisée par une proximité relationnelle forte et une spécialisation thématique ou géographique marquée.
Le taux d’interaction décroît régulièrement à mesure que l’audience grandit. Un compte de trois mille abonnés dont l’auteur répond aux commentaires entretient une relation ; un compte de trois cent mille diffuse. La recommandation d’un proche pèse plus qu’une exposition, ce que la théorie de la communication à double étage décrivait déjà avant l’existence des réseaux sociaux.
Le modèle change la nature du travail : au lieu d’une négociation avec un intermédiaire, il faut identifier, contacter et suivre dix à trente personnes, chacune avec ses contraintes. C’est un coût de gestion, pas un coût d’achat, et il est souvent sous-estimé. En revanche, la couverture obtenue est plus diverse : dix créateurs touchent dix cercles distincts, là où un gros compte touche un seul milieu, fût-il large.
En Guinée, une campagne portée par quinze créateurs locaux ancrés dans des quartiers, des métiers ou des communautés linguistiques différents atteint des publics qu’aucun compte national ne touche. L’addition de leurs abonnés est modeste ; la diversité des cercles atteints ne l’est pas.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.