Deux pages qu’un décideur pressé peut lire debout. Ce qui la rend crédible n’est pas la démonstration, c’est le fait qu’elle nomme ses propres limites.
En un mot. Un document court qui expose une position et ce qu’on demande précisément, destiné à quelqu’un qui a dix minutes.
Document de plaidoyer de deux à quatre pages adressé à un décideur ou à son équipe, exposant un problème documenté, une demande précise et les effets attendus, accompagné des objections prévisibles et de leurs réponses.
Le destinataire d’une note de position ne lit pas pour se forger une opinion générale : il cherche à savoir si le sujet mérite son temps, ce qu’on lui demande exactement, et ce qu’il risque en y donnant suite. Un document de vingt pages sans demande explicite ne répond à aucune de ces trois questions et n’est pas lu.
La demande est l’élément déterminant, et c’est celui qui manque le plus souvent. « Il faut soutenir le secteur » n’est pas une demande : elle ne dit ni qui fait quoi, ni dans quel texte, ni à quelle échéance. « Modifier l’article 4 du décret pour porter le seuil de X à Y, avant la révision de novembre » en est une. Le second élément est le traitement des objections : une note qui n’anticipe pas ce qu’on lui opposera oblige le décideur à le découvrir ailleurs, et il y découvrira aussi une autre position que la vôtre.
Reconnaître explicitement une limite — « cette mesure ne traite pas la situation des acteurs informels, qui relève d’un autre dispositif » — renforce la note au lieu de l’affaiblir. Le décideur sait que toute mesure a des angles morts ; celui qui les nomme lui-même se distingue de ceux qui les dissimulent, et sa parole devient utilisable.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.