COMEDIA

La parole des personnes vulnérables

Un enfant, un malade, un bénéficiaire d’aide ne refusent presque jamais. C’est exactement ce qui rend leur consentement fragile, et ce qui impose de le protéger au lieu de s’en contenter.

Ouvrir cette carte dans l’explorateur interactif

En un mot. Les précautions à prendre quand la personne filmée ou citée n’est pas en position de refuser librement.

Définition

Une personne est vulnérable dans la relation de communication lorsqu’un déséquilibre de pouvoir, de savoir ou de dépendance l’empêche de refuser sans coût. Cela recouvre les mineurs, les personnes malades ou en détresse, les bénéficiaires d’une aide, les salariés vis-à-vis de leur employeur, les détenus, les personnes en situation irrégulière.

Pourquoi c’est important

Le consentement obtenu d’une personne qui ne peut pas dire non n’est pas un consentement, c’est une formalité. Et c’est souvent dans ces situations que l’on obtient les images les plus fortes, ce qui rend la tentation permanente.

Comment ça marche

Le critère opératoire est le coût du refus. Demandez-vous ce que la personne perd si elle dit non : rien, ou son aide, son emploi, sa place dans le programme, le regard de sa communauté. Quand le refus coûte, le oui ne prouve rien.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Le test des dix ans est le plus efficace. Un enfant filmé en pleurs dans un centre de santé sera un adulte qui trouvera cette image en ligne sous son nom. S’il ne l’accepterait pas alors, la publier aujourd’hui revient à décider à sa place pour toute sa vie.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

À lire à côté