Consultée avant la décision, ou chargée de l’annoncer après. Deux positions qui produisent deux métiers différents, et la manière de passer de la seconde à la première.
En un mot. Où se situe la communication dans l’organigramme, et surtout dans les décisions.
Définition
La position de la fonction se lit sur deux axes : son rattachement hiérarchique, et son moment d’intervention dans le processus de décision. Le second détermine bien davantage son efficacité que le premier.
Pourquoi c’est important
Une direction rattachée au plus haut niveau mais informée en dernier reste impuissante. Une direction rattachée plus bas mais consultée en amont pèse réellement. Confondre le rang et l’influence est l’erreur la plus coûteuse de ce poste.
Comment ça marche
Le passage d’une position à l’autre ne s’obtient pas par une demande mais par une démonstration répétée : anticiper une conséquence que personne n’avait vue, et l’avoir dit avant. Trois occurrences suffisent généralement à changer le moment où l’on est appelé.
Méthode, étape par étape
Établir à quel moment la communication est saisie sur les cinq derniers dossiers importants.
Repérer les décisions dont les conséquences de perception n’ont pas été anticipées.
Formuler par écrit, avant, ce qui va se produire, et le conserver.
Après coup, confronter la prévision au réel, sans triomphalisme.
Demander à être saisi en amont sur un dossier précis, pas sur le principe.
Accepter que la première fois soit un droit d’observation, sans voix.
Fournir à chaque fois quelque chose que la direction n’avait pas : un risque, un public oublié, une conséquence.
Ne jamais utiliser cette place pour dire ce qui plaît.
Un cas concret
La démonstration la plus efficace tient en une note de dix lignes écrite avant une décision, listant les réactions prévisibles et les publics concernés. Si les faits lui donnent raison deux fois, la troisième note est demandée.
Les erreurs à éviter
Réclamer une place au nom du principe plutôt que de la démontrer sur un cas.
Confondre le rattachement hiérarchique et l’influence réelle.
Utiliser un accès nouvellement obtenu pour valider ce que la direction souhaite.
Se plaindre en interne de ne pas être consulté.
Les bons réflexes
La place se démontre sur un dossier, elle ne se réclame pas en principe.
Écrire la prévision avant, la confronter après.
Apporter ce que la direction n’avait pas vu, à chaque fois.