Ce qui reste d’un débat : une formule, une hésitation, un moment. On s’y prépare en travaillant les attaques adverses autant que ses propres arguments.
En un mot. Se préparer à une confrontation publique avec un adversaire.
Définition
La préparation au débat comprend l’anticipation des attaques adverses, la préparation de réponses courtes et factuelles, la maîtrise du format et du temps de parole, le travail du non-verbal et la définition de deux ou trois formules destinées à être reprises.
Pourquoi c’est important
Un débat n’est pas gagné par celui qui a raison mais par celui qui reste compréhensible et maître de lui. Les téléspectateurs retiennent des impressions et une ou deux phrases, pas une démonstration.
Méthode, étape par étape
Lister les vingt attaques les plus probables de l’adversaire.
Préparer une réponse de vingt secondes à chacune, factuelle.
Préparer deux ou trois formules courtes destinées à la reprise.
S’entraîner en simulation, avec quelqu’un jouant l’adversaire.
Maîtriser le format : temps de parole, ordre, règles d’interruption.
Ne jamais répéter l’accusation adverse en y répondant.
Rester calme sous attaque : l’énervement est ce qui est retenu.
Préparer la conclusion : c’est le dernier moment d’attention forte.
Un cas concret
Face à une attaque personnelle, répondre par un fait vérifiable et revenir au sujet fait davantage que répliquer sur le même registre : qui donne l’image de deux personnes qui s’invectivent.
Les erreurs à éviter
Préparer ses arguments sans préparer les attaques adverses.
Répéter l’accusation en la niant.
Répondre à une attaque personnelle sur le même terrain.
Ne pas préparer la conclusion.
Les bons réflexes
Préparer les attaques adverses avant ses propres arguments.
Ne jamais reprendre les mots de l’accusation.
Le calme sous attaque est ce qui se retient le plus.