Rendre une information complexe compréhensible d’un coup d’œil. Chaque trait qui n’apporte pas de donnée vole de la lisibilité à celui qui en apporte.
En un mot. Organiser des données ou une procédure pour qu’on les comprenne sans les lire deux fois.
Discipline qui met en forme l’information complexe — séries chiffrées, processus, réseaux, itinéraires — en s’appuyant sur la perception visuelle plutôt que sur la lecture séquentielle.
L’œil compare des longueurs et des positions bien plus vite qu’il ne lit une suite de nombres. Un tableau de douze lignes demande un effort ; la même série en courbe se saisit en une seconde. Le design d’information transfère la charge du lecteur vers la mise en forme.
Un principe organise le champ, formulé par Edward Tufte : la part d’encre qui porte de la donnée doit l’emporter sur celle qui n’en porte pas. Les ombres, dégradés, cadres, quadrillages épais et icônes décoratives consomment de l’attention sans rien ajouter. Deux exemples historiques servent encore de référence : la carte de Charles Minard sur la campagne de Russie, qui superpose six variables sur une seule image, et la carte du choléra de John Snow, qui rend une cause visible par la seule position des points.
L’axe tronqué est la manipulation la plus répandue et la plus discrète : une hausse de 2 % devient une falaise si l’axe commence à 98. Elle n’exige aucun chiffre faux. C’est pourquoi le point de départ de l’axe est un choix éditorial, pas un réglage technique.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.