En un mot. Les mots employés par les techniciens et les prestataires d’un événement, expliqués avant le jour J.
Définition
Vocabulaire opératoire de l’organisation d’événements, partagé entre la régie technique, la prestation scénique et l’organisation, et dont la méconnaissance produit des malentendus coûteux au moment du montage.
Pourquoi c’est important
Un chargé de communication qui organise son premier événement découvre ce vocabulaire pendant le montage, au moment où chacun est occupé et où une incompréhension coûte une heure. La plupart de ces mots ne sont pas techniques : ils sont simplement d’usage, et personne ne pense à les expliquer.
Comment ça marche
Trois familles de mots se croisent : ceux de la régie technique (son, lumière, image), ceux de la scénographie et du mobilier, et ceux de l’organisation du temps. Les malentendus les plus fréquents portent sur le conducteur, que chacun croit désigner son propre document, et sur la jauge, dont personne ne précise s’il s’agit du maximum réglementaire ou du nombre attendu.
Les repères
Conducteur : le déroulé minuté de l’événement, séquence par séquence, avec le responsable de chacune.
Régie : l’emplacement et l’équipe qui pilotent le son, la lumière et l’image pendant l’événement.
Retour : l’enceinte orientée vers l’intervenant, qui lui permet de s’entendre. Son absence rend une prise de parole très difficile.
Jauge : le nombre de personnes attendues ou admissibles. Préciser toujours laquelle des deux est visée.
Calage : la répétition technique, avant l’ouverture, avec les intervenants et le son.
Rider : la fiche technique exigée par un intervenant ou un artiste : matériel, loge, restauration, horaires.
Ours : le panneau ou la mention qui liste les organisateurs, partenaires et crédits.
Mange-debout : la table haute sans chaise, qui favorise la circulation et les échanges courts.
Backline : l’ensemble du matériel de scène fourni sur place, par opposition à ce que l’intervenant apporte.
Filage : la répétition de l’ensemble de l’événement, dans l’ordre et en temps réel.
Pré-light : l’installation et le réglage des lumières avant l’arrivée des intervenants.
Démontage : la remise en état du lieu. Elle figure au devis, ou elle se paiera deux fois.
Un cas concret
Le mot « conducteur » est celui qui produit le plus de confusions : l’organisateur pense au déroulé éditorial, la régie au déroulé technique, l’animateur à ses notes. Trois documents coexistent souvent, avec des horaires différents. Imposer un document unique et une personne qui le tient règle la moitié des incidents du jour J.
Les erreurs à éviter
Annoncer une jauge sans préciser s’il s’agit du maximum ou de l’attendu.