Douze titres, classés par ordre de priorité, avec ce que chacun apporte et ce qu’il coûte en temps. Si vous n’en lisez que trois, ce sont les trois premiers.
En un mot. La liste courte des ouvrages qu’un communicant doit avoir lus.
Définition
Cette sélection retient douze ouvrages sur des critères explicites : l’apport reste valable des décennies après la parution, la lecture est possible sans formation préalable, et le contenu se traduit en décisions professionnelles.
Pourquoi c’est important
Une bibliographie thématique répond à la question « où chercher sur ce sujet ». Elle ne répond pas à « par quoi commencer ». Cette liste-ci est ordonnée : la position compte autant que la présence.
Comment ça marche
L’ordre n’est pas celui de l’importance historique mais celui de l’utilité immédiate. Un communicant qui lit dans cet ordre dispose d’un outil applicable dès le premier livre, ce qui est la condition pour qu’il y ait un deuxième.
Les repères
1. Robert Cialdini, « Influence » (1984). Six mécanismes d’influence vérifiés expérimentalement. Le plus directement applicable de la liste, dès la première semaine.
2. Walter Lippmann, « Public Opinion » (1922). Nous agissons sur des images mentales, pas sur le monde. Un siècle après, c’est encore la question du métier.
3. Roland Barthes, « Mythologies » (1957). Apprend à lire ce qu’un message affirme sans l’écrire. Se lit par courts chapitres indépendants.
4. William Zinsser, « On Writing Well » (1976). L’écriture professionnelle claire. Aucun autre livre ne fait gagner autant de temps sur toute une carrière.
5. Aristote, « Rhétorique ». Ethos, pathos, logos. Vingt-quatre siècles, et la meilleure grille de préparation d’une prise de parole qui existe.
6. Daniel Kahneman, « Système 1, système 2 » (2011). Comment se forment les jugements rapides. Long, mais chaque chapitre se tient seul.
7. Erving Goffman, « La mise en scène de la vie quotidienne » (1959). Toute interaction est une représentation, avec sa scène et ses coulisses.
8. Al Ries et Jack Trout, « Positioning » (1981). La place se conquiert dans l’esprit du public. Court, daté par endroits, structurant.
9. Armand et Michèle Mattelart, « Histoire des théories de la communication » (1995). La carte du champ en cent vingt pages. À lire quand on veut situer ce qu’on a déjà appris.
10. Chip et Dan Heath, « Made to Stick » (2007). Pourquoi certaines idées se retiennent et se transmettent. Très opérationnel.
11. Jean-Noël Kapferer, « Les marques, capital de l’entreprise ». La référence francophone sur l’identité et la valeur de marque.
12. Edward Tufte, « The Visual Display of Quantitative Information » (1983). Montrer des données sans les trahir. Indispensable dès qu’on présente des chiffres.
Un cas concret
Si vous ne lisez que trois livres de cette liste, lisez les trois premiers, dans l’ordre. Cialdini vous donne des outils utilisables la semaine suivante, Lippmann vous donne la question que ces outils servent, Barthes vous apprend à démonter ce que vous produisez.
Les erreurs à éviter
Commencer par le plus théorique et abandonner au troisième chapitre.
Lire des résumés : l’intérêt de ces livres est la démonstration, pas la conclusion.
Négliger les ouvrages d’écriture, jugés secondaires alors qu’ils servent tous les jours.
Chercher dans ces livres des recettes plutôt que des cadres.
Les bons réflexes
Lire dans l’ordre proposé : chaque livre prépare le suivant.
Formuler l’apport de chaque ouvrage en une phrase après lecture.
Un livre par mois vaut mieux que dix commencés.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.