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Les matrices de portefeuille

La matrice BCG et ses quatre cases célèbres, la matrice d’Ansoff pour la croissance. Deux grilles anciennes, souvent citées de travers, et ce qu’elles disent vraiment.

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En un mot. Des grilles qui classent les activités d’une organisation pour décider où investir.

Définition

La matrice du Boston Consulting Group croise le taux de croissance du marché et la part de marché relative, et distingue quatre positions : vedettes, vaches à lait, dilemmes et poids morts. La matrice d’Igor Ansoff, formulée en 1957, croise produits et marchés, existants ou nouveaux, et décrit quatre voies de croissance.

Pourquoi c’est important

Un communicant qui comprend ces grilles comprend pourquoi certaines activités reçoivent un budget de communication et d’autres non. Une vache à lait ne se soutient pas comme un dilemme, et ne demande pas le même discours.

Comment ça marche

La matrice BCG repose sur une hypothèse rarement rappelée : la part de marché relative détermine la rentabilité par les effets d’échelle. Cette hypothèse tient dans les industries de volume et beaucoup moins dans les services ou les marchés fragmentés. La citer sans cette réserve conduit à des conclusions fausses.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

L’usage le plus fréquent et le plus contestable de la BCG consiste à qualifier une activité de poids mort pour justifier son abandon. Or une activité peu rentable peut porter la crédibilité de l’ensemble, ou servir une mission. La grille économique ne dit rien de cela.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

Sources