En un mot. Le nom de chaque élément d’un article publié.
Définition
Un article publié se compose d’éléments distincts, chacun avec une fonction propre et souvent un rédacteur différent : la titraille est fréquemment écrite par le secrétariat de rédaction, pas par l’auteur du texte.
Pourquoi c’est important
Un journaliste qui ne nomme pas ces éléments ne peut ni discuter une correction, ni comprendre une consigne de calibrage, ni relire utilement son propre texte.
Comment ça marche
L’ensemble des éléments courts entourant le texte forme la titraille. C’est elle qui décide si l’article sera lu : elle représente une part infime des signes et l’essentiel du taux de lecture.
Les repères
Titraille : l’ensemble formé par le surtitre, le titre, le sous-titre et le chapô.
Surtitre : la ligne au-dessus du titre, qui situe la rubrique ou le lieu.
Titre : la phrase principale, informative en presse d’information.
Sous-titre : le complément qui précise ou nuance le titre.
Chapô : le paragraphe d’attaque, souvent en gras, qui résume l’essentiel. Aussi appelé lead.
Attaque : la première phrase du texte lui-même, distincte du chapô.
Intertitre : les courtes lignes qui séparent les parties et relancent la lecture.
Relance : ce qui, en fin de partie, donne envie de lire la suivante.
Exergue : une citation extraite du texte et mise en valeur typographique.
Chute : la dernière phrase, qui referme le texte.
Légende : le texte accompagnant une photographie. Elle apporte une information, elle ne décrit pas l’image.
Ours : l’encadré mentionnant l’éditeur, le directeur de publication et l’équipe.
Coquille : une faute de frappe ou de composition.
Calibrage : le nombre de signes attendu, espaces comprises.
Un cas concret
La légende est l’élément le plus lu d’une page après le titre, et le plus souvent bâclé. Une bonne légende n’écrit pas « une manifestation à Conakry » mais ce que l’image ne montre pas : quand, combien, pourquoi.
Les erreurs à éviter
Écrire une légende qui décrit ce que l’on voit déjà.
Confondre le chapô et l’attaque.
Négliger la titraille alors qu’elle décide de la lecture.
Livrer un texte sans respecter le calibrage.
Les bons réflexes
Écrire la titraille en dernier, quand le texte est stabilisé.
Une légende apporte une information, elle ne redit pas l’image.
Respecter le calibrage : c’est une contrainte de mise en page, pas un avis.