En un mot. Couper et assembler les sons enregistrés pour construire le sujet.
Définition
Le montage sonore sélectionne, ordonne et raccorde les éléments recueillis. Sa règle déontologique fondamentale est la fidélité au propos : les coupes ne doivent modifier ni le sens, ni la nuance, ni l’ordre logique de ce qui a été dit.
Pourquoi c’est important
Le montage est invisible pour l’auditeur : il ne peut pas savoir ce qui a été coupé. Cette invisibilité impose une exigence supérieure : l’auditeur accorde une confiance qu’il n’a aucun moyen de vérifier.
Méthode, étape par étape
Dérusher intégralement avant de monter : noter les minutages.
Choisir les extraits pour ce qu’ils apportent, pas pour leur efficacité sonore.
Supprimer les hésitations et répétitions, jamais les réserves ni les nuances.
Ne jamais rapprocher deux phrases prononcées à des moments différents.
Conserver l’ordre logique du propos.
Vérifier que l’extrait garde son sens hors du contexte de l’entretien.
Alterner voix, ambiances et silences pour tenir le rythme.
Conserver les enregistrements originaux.
Un cas concret
Une personne dit : « C’est un progrès, mais il reste beaucoup à faire. » Ne garder que « c’est un progrès » est un montage techniquement propre et déontologiquement fautif : la réserve faisait partie du propos.
Les erreurs à éviter
Supprimer une réserve ou une nuance.
Coller deux phrases prononcées à dix minutes d’écart.
Monter sans avoir dérushé : on garde ce dont on se souvient.
Effacer les originaux après diffusion.
Les bons réflexes
On coupe les scories, jamais le sens.
Aucun rapprochement de propos séparés dans le temps.
Conserver les rushes le temps de la prescription.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.