Prononçable, mémorisable, disponible juridiquement et en ligne, et supportable dans dix ans. La disponibilité élimine plus de candidats que la créativité.
En un mot. Choisir le nom d’une organisation, d’un service ou d’un projet.
Définition
Le naming produit un signe verbal distinctif, évalué sur des critères linguistiques (prononciation, mémorisation, euphonie), sémantiques (évocation, absence de connotation négative dans les langues concernées), juridiques (disponibilité à l’enregistrement, antériorités) et numériques (nom de domaine, identifiants sociaux).
Pourquoi c’est important
Un nom se garde des décennies et se change à un coût considérable. La plupart des projets de naming échouent non par manque d’idées mais parce que les noms retenus ne sont pas disponibles.
Méthode, étape par étape
Définir les critères avant de chercher : registre, longueur, évocation souhaitée.
Produire une liste large, sans autocensure.
Éliminer ce qui se prononce mal ou s’épelle difficilement au téléphone.
Vérifier les connotations dans toutes les langues du territoire.
Vérifier les antériorités : recherche d’antériorité auprès de l’office compétent.
Vérifier la disponibilité du nom de domaine et des identifiants sociaux.
Tester la prononciation auprès de personnes du public visé.
Déposer avant de communiquer, jamais l’inverse.
Un cas concret
Un nom retenu en comité, communiqué, puis découvert déjà déposé par un tiers dans la même classe : tout le travail d’identité est à refaire. La recherche d’antériorité coûte peu et se fait avant, pas après.
Les erreurs à éviter
Communiquer un nom avant d’avoir vérifié sa disponibilité.
Un nom qui ne se comprend pas à l’oral, au téléphone.
Ignorer les connotations dans les langues locales.
Un nom trop descriptif : il devient faux dès que l’activité évolue.
Les bons réflexes
Vérification juridique et numérique avant toute annonce.
Tester à l’oral, au téléphone : c’est le test le plus révélateur.