Reprendre une information d’un confrère est normal ; ne pas le créditer ne l’est pas. Citer la source d’une révélation est une règle professionnelle, pas une faveur.
En un mot. Quand on reprend le travail d’un autre média, on le dit et on le nomme.
Définition
La reprise d’une information révélée par un autre média impose la citation explicite de la source, avec le nom du média et, lorsque c’est pertinent, la date. Le plagiat (reprise de formulations ou de contenus sans attribution) constitue une faute professionnelle et une atteinte au droit d’auteur.
Pourquoi c’est important
Créditer sert le lecteur, qui peut remonter à l’original et évaluer la fiabilité ; cela protège aussi contre la propagation d’erreurs et respecte le travail d’enquête, souvent coûteux, de celui qui a révélé.
Méthode, étape par étape
Identifier qui a révélé l’information en premier.
Citer nommément le média et la date.
Vérifier l’information avant de la reprendre : la citation n’exonère pas de la vérification.
Apporter quelque chose de neuf plutôt que paraphraser.
En cas d’erreur du confrère, corriger et le signaler.
Un cas concret
« Selon les informations révélées par le quotidien X le 12 mai, que nous avons pu confirmer auprès de deux sources, le budget avait été réaffecté dès février. » On crédite, et on montre que l’on a vérifié soi-même.
Les erreurs à éviter
Écrire « selon nos informations » sur une information révélée ailleurs.
Reprendre sans vérifier, et propager une erreur.
Paraphraser un article entier en changeant quelques mots.
Créditer dans le corps du texte mais pas dans le titre repris sur les réseaux.
Les bons réflexes
Créditer dès la première mention, y compris dans les publications sur les réseaux.
Vérifier avant de reprendre.
Apporter un élément nouveau : c’est ce qui justifie de republier.