En un mot. Enregistrer les voix et les bruits du lieu pour faire entendre la scène.
Définition
La prise de son documentaire recueille trois matières : la parole (interviews), les sons d’ambiance caractéristiques du lieu, et les sons d’action liés aux gestes. Elle exige un placement de micro adapté, un contrôle permanent du niveau et l’enregistrement systématique d’une ambiance seule.
Pourquoi c’est important
L’auditeur ne voit rien : le son est la seule image dont il dispose. Un reportage porté par la seule voix du journaliste ne transporte nulle part.
Méthode, étape par étape
Enregistrer 30 secondes à 1 minute d’ambiance seule sur chaque lieu.
Placer le micro près de la source de la parole, pas près de soi.
Enregistrer les sons d’action : pas, portes, outils, écriture.
Surveiller le niveau en permanence et garder une marge.
Éviter les lieux réverbérants ou trop bruyants pour les interviews.
Annoncer en début d’enregistrement le lieu, la date et l’interlocuteur.
Un cas concret
Pour la classe sur le trottoir : l’ambiance de la rue, la voix de l’enseignante à un mètre, le feutre sur le contreplaqué, le brouhaha des enfants, et l’absence de sonnerie, ce silence-là dit quelque chose.
Les erreurs à éviter
Oublier l’ambiance seule : le montage devient impossible.
Interviewer dans une salle vide et résonnante.
Enregistrer trop fort : la saturation est irrattrapable.
Ne pas identifier les fichiers à l’enregistrement.
Les bons réflexes
Toujours une minute d’ambiance seule par lieu.
Nommer chaque fichier immédiatement.
Micro proche, niveau avec marge, casque sur les oreilles en permanence.