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Quand le projet dérape

Trois leviers seulement : le périmètre, la date, les moyens. On ne peut pas tenir les trois. Savoir lequel lâcher, et le faire arbitrer plutôt que le subir.

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En un mot. Que faire quand un projet ne tiendra manifestement pas ses délais.

Définition

Tout projet contraint articule trois variables : le périmètre, la date et les moyens. Un retard constaté impose d’en faire varier au moins une. L’arbitrage appartient au décideur, pas au chef de projet, dont le rôle est de poser la question à temps.

Pourquoi c’est important

La faute professionnelle n’est pas le retard, c’est le retard annoncé tard. Un retard signalé six semaines avant se traite ; le même signalé trois jours avant devient une crise et abîme la relation durablement.

Comment ça marche

L’erreur classique consiste à absorber le retard par des heures supplémentaires en espérant rattraper. Cela fonctionne une fois, épuise l’équipe, et masque le problème jusqu’au point où plus aucun levier n’est disponible.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

La formulation qui obtient un arbitrage : « à date, il manque neuf jours. Trois options : retirer les deux supports secondaires, décaler au 26, ou ajouter un prestataire pour 4 000 euros. Je recommande la première. » Trois options chiffrées obtiennent une décision ; une alerte sans option obtient de l’inquiétude.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes