En un mot. Mettre les images à l’abri avant qu’il n’arrive quelque chose au téléphone.
Définition
La sauvegarde en reportage mobile applique la règle des trois copies : l’original, une copie sur un second support physique, et une copie hors du lieu de tournage. Elle se combine avec les précautions de sécurité propres au terrain concerné.
Pourquoi c’est important
Le téléphone concentre tout : les images, les contacts, les notes, les messages avec les sources. Sa perte n’est pas seulement celle d’un tournage, c’est potentiellement l’exposition de personnes qui vous ont parlé.
Comment ça marche
La priorité change selon le terrain. Sur un reportage ordinaire, l’enjeu est de ne pas perdre les images. Sur un terrain sensible, l’enjeu est que le téléphone confisqué ne révèle rien : la sauvegarde s’accompagne alors d’un effacement.
Méthode, étape par étape
Transférer dès la première occasion, avant même de quitter le lieu si possible.
Trois copies, deux supports différents, une hors du lieu de tournage.
Nommer les fichiers immédiatement : date, lieu, sujet. On ne s’en souvient plus le lendemain.
Noter au fur et à mesure les identités et les autorisations recueillies.
Sur terrain sensible, effacer du téléphone ce qui a été transféré.
Chiffrer le téléphone et employer un code, jamais une empreinte, aux points de contrôle.
Ne jamais conserver dans le téléphone les coordonnées d’une source à protéger.
Prévoir à l’avance qui reçoit les fichiers si vous êtes empêché.
Un cas concret
La règle qui protège les sources est simple et rarement appliquée : avant un terrain sensible, retirer du téléphone tout ce dont on n’a pas besoin ce jour-là. Un appareil qui ne contient rien ne révèle rien, quelles que soient les circonstances.
Les erreurs à éviter
Attendre le retour au bureau pour transférer.
Conserver dans l’appareil les coordonnées de sources à protéger.
Nommer les fichiers plus tard.
Utiliser une empreinte digitale plutôt qu’un code aux points de contrôle.