Se protéger pour continuer à informer : sécurité physique en reportage, sécurité numérique, protection des sources, harcèlement en ligne, risques juridiques et santé mentale.
En un mot. Se protéger et protéger ses sources : avant le départ, sur le terrain, en ligne, et après la publication.
La sécurité des journalistes couvre quatre volets : physique sur le terrain, numérique dans les communications et les données, juridique face aux poursuites, et psychologique face à l’exposition au traumatisme. Elle s’organise par l’évaluation préalable des risques et la préparation, non par la réaction.
Les atteintes à la sécurité des journalistes sont documentées et récurrentes, et l’impunité en est la règle plus que l’exception. Les pratiques de protection ne relèvent pas de la prudence excessive : elles font partie de la compétence professionnelle.
On évalue le risque avant chaque reportage sensible : nature de la menace, acteurs, exposition, moyens de repli. Sur le terrain, on annonce son itinéraire et on prévoit des points de contact. En ligne, on protège les communications et on compartimente les données. Juridiquement, on anticipe les poursuites. Et l’on prend au sérieux l’exposition répétée à la violence, dont les effets sont différés.
Un journaliste couvre un conflit local sans en parler à sa rédaction, pour garder l’exclusivité. Il est retenu plusieurs heures ; personne ne s’inquiète parce que personne ne savait où il était. Le risque pris n’était pas sur le terrain, il était dans l’absence de protocole.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.