En un mot. Comment se protéger physiquement quand on part sur un terrain dangereux.
Définition
La sécurité en reportage repose sur une évaluation formalisée du risque avant départ, un plan de communication avec la rédaction, un matériel adapté, un itinéraire de repli, et une règle de renoncement explicite. Elle engage la responsabilité de l’employeur autant que celle du journaliste.
Pourquoi c’est important
Les journalistes se blessent le plus souvent dans des situations qui n’avaient pas été identifiées comme dangereuses : manifestations, accidents, catastrophes naturelles, déplacements routiers.
Méthode, étape par étape
Évaluer par écrit le risque avant départ : nature, probabilité, gravité.
Informer la rédaction de l’itinéraire et des horaires de contact.
Convenir d’un protocole : message à heure fixe, mot d’alerte, procédure en cas de silence.
Prévoir un itinéraire de repli et un point de rassemblement.
Emporter le matériel adapté et une trousse de premiers secours.
Ne pas se distinguer inutilement quand cela expose.
Renoncer si le risque dépasse le seuil convenu : la décision est légitime, toujours.
Un cas concret
Protocole simple : message à la rédaction toutes les deux heures, mot convenu signifiant « je suis en danger, ne me rappelez pas », et procédure d’alerte déclenchée après trois heures de silence.
Les erreurs à éviter
Partir sans prévenir personne.
Se laisser entraîner par la dynamique d’un groupe.
Rester pour « une dernière image ».
Considérer le renoncement comme un échec professionnel.
Les bons réflexes
Une évaluation écrite avant chaque terrain sensible.
Jamais seul sur un terrain tendu.
Le renoncement est une décision professionnelle, pas un aveu de faiblesse.