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Sociétés de journalistes et syndicats

Un journaliste seul face à un actionnaire n’a aucun moyen de peser. Organisé avec ses confrères, il en a quelques-uns, et l’histoire montre qu’ils servent.

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En un mot. Les formes d’organisation collective qui protègent l’indépendance des rédactions.

Définition

Une société de journalistes réunit les journalistes d’un même média pour peser sur les décisions qui engagent l’indépendance éditoriale : nomination du directeur de la rédaction, changement d’actionnaire, orientation. Les syndicats interviennent sur les conditions d’emploi et de rémunération, à l’échelle de la branche.

Pourquoi c’est important

Les moments où l’indépendance se joue ne sont pas des débats d’idées : ce sont des rachats, des nominations et des restructurations, qui se décident vite. Une rédaction non organisée les apprend par communiqué et n’a plus que le choix de partir ou d’accepter.

Comment ça marche

L’efficacité d’une société de journalistes ne vient pas d’un pouvoir juridique, qu’elle n’a presque jamais, mais de la publicité. Un vote de défiance rendu public engage la réputation du média auprès de son propre public, et c’est la seule pression à laquelle un actionnaire soit réellement sensible.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Une société de journalistes constituée le jour de l’annonce d’un rachat n’a ni statuts, ni légitimité, ni mémoire des engagements passés. Celle qui existait depuis dix ans peut rappeler publiquement ce qui avait été promis lors du rachat précédent.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

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