Raconter une histoire vraie avec un personnage, un obstacle et une transformation. Le récit fait retenir ce qu’un argumentaire fait oublier, à condition de ne rien inventer.
En un mot. Faire passer un message en racontant une histoire réelle plutôt qu’en énumérant des arguments.
Définition
Le storytelling organisationnel structure l’information sous forme narrative : un personnage identifiable, une situation initiale, un obstacle, une action, une transformation. Il exploite la supériorité mémorielle du récit sur l’argumentation abstraite, sans dispenser de l’exactitude des faits rapportés.
Pourquoi c’est important
Une donnée seule s’oublie ; la même donnée incarnée dans une trajectoire se retient et se raconte. Mais un récit embelli se retourne dès qu’il est vérifié, et il l’est toujours.
Méthode, étape par étape
Trouver la personne réelle dont la trajectoire illustre le propos.
Obtenir son accord éclairé sur ce qui sera publié et pour combien de temps.
Recueillir : situation de départ, obstacle, décision, résultat.
Vérifier chaque élément factuel.
Écrire avec des scènes concrètes, pas des qualificatifs.
Adosser le récit à des données : le cas illustre, les chiffres démontrent.
Ne jamais composer un personnage à partir de plusieurs personnes.
Indiquer clairement s’il s’agit d’un cas représentatif ou exceptionnel.
Un cas concret
« Fatoumata enseignait sans jamais avoir utilisé un ordinateur. En douze semaines, elle a construit ses évaluations avec un assistant numérique. Sa classe compte 68 élèves. » Une personne, un obstacle, une transformation, un chiffre.
Les erreurs à éviter
Inventer ou composer un personnage.
Choisir un cas exceptionnel et le présenter comme typique.
Publier sans accord explicite de la personne.
Un récit sans données : émouvant et non démontratif.
Les bons réflexes
Le récit incarne, les données démontrent : les deux ensemble.
Accord écrit de la personne, avec durée de publication.
Ne jamais embellir : la vérification est certaine.