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Le traitement des victimes

Ne pas ajouter de préjudice au préjudice : consentement éclairé, respect du refus, retenue dans les images, prudence avec les mineurs et les proches endeuillés.

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En un mot. Comment interroger et raconter des personnes qui ont subi un drame, sans leur nuire davantage.

Définition

Le traitement des victimes et de leurs proches suppose un consentement éclairé (la personne comprend ce qui sera publié, où et pour combien de temps), le respect absolu d’un refus, la retenue dans la diffusion d’images d’identification ou de souffrance, et une attention particulière aux mineurs et aux personnes en état de choc, dont le consentement est fragile.

Pourquoi c’est important

Une personne en état de sidération peut accepter ce qu’elle regrettera durablement. Le journalisme n’a pas à ajouter au traumatisme, et l’information ne s’en trouve presque jamais appauvrie.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Une famille accepte de témoigner deux heures après un accident. La bonne pratique consiste à recueillir le témoignage, puis à rappeler la famille le lendemain pour confirmer son accord avant publication : le consentement du premier jour est rarement éclairé.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes