Noter ce qui a été dit, envoyer ce qui a été promis, suivre la diffusion. Et si une erreur factuelle est publiée : par écrit, poliment, avec la preuve.
En un mot. Ce qu’on fait une fois l’interview terminée.
Définition
Le suivi comprend la consignation des propos tenus, la transmission des éléments promis, la surveillance de la diffusion, l’analyse de la reprise et, le cas échéant, la demande de rectification d’une erreur factuelle établie.
Pourquoi c’est important
Les engagements pris pendant l’interview (un chiffre à envoyer, un document à transmettre) construisent la relation avec la rédaction. Ne pas les tenir la détruit plus sûrement qu’une mauvaise réponse.
Méthode, étape par étape
Noter immédiatement ce qui a été dit et promis.
Envoyer les éléments promis dans la journée.
Suivre la diffusion et archiver la retombée.
Analyser : les messages sont-ils passés ? lesquels, sous quelle forme ?
En cas d’erreur factuelle : écrire au journaliste, poliment, avec la preuve.
Ne jamais contester un angle ou une appréciation : seule l’erreur de fait se corrige.
Ne pas se plaindre auprès de la hiérarchie du journaliste sans lui avoir écrit d’abord.
Consigner dans le fichier presse pour la fois suivante.
Un cas concret
« L’article indique 240 places ; le chiffre exact est 120, comme l’indique la convention jointe. Pourriez-vous rectifier ? » Précis, poli, documenté. Contester l’angle du même article n’aboutirait à rien.
Les erreurs à éviter
Ne pas envoyer les éléments promis.
Contester un angle éditorial.
Écrire au rédacteur en chef avant d’avoir écrit au journaliste.
Réagir publiquement à chaud.
Les bons réflexes
Tenir tous les engagements dans la journée.
Seule l’erreur de fait se demande en correction, jamais l’angle.
Archiver chaque retombée : c’est la mémoire du service.