Rapport au temps, à la hiérarchie, au collectif, au conflit, à l’implicite. Ce qui va de soi ici ne va pas de soi ailleurs, et l’erreur est invisible pour celui qui la commet.
En un mot. Les habitudes de communication qui varient d’une culture à l’autre.
Les travaux d’Edward Hall et de Geert Hofstede ont décrit des dimensions culturelles affectant la communication : contexte fort ou faible (part de l’implicite), rapport au temps (monochrone ou polychrone), distance hiérarchique, individualisme ou collectivisme, rapport à l’incertitude et à l’expression du désaccord.
Un message parfaitement clair dans une culture peut être perçu comme brutal, insultant ou incompréhensible dans une autre. L’erreur interculturelle est invisible pour celui qui la commet : il croit avoir été clair.
Dans les cultures à contexte fort, l’essentiel passe par l’implicite, la relation et le non-dit ; un message explicite et direct y paraît agressif. Dans les cultures à contexte faible, l’implicite est perçu comme un manque de clarté ou une dissimulation.
Aller droit au but dès la première minute d’un rendez-vous est efficace dans certains contextes et perçu comme un manque de respect dans d’autres, où la phase de salutation et de nouvelles familiales fait partie de la négociation.