Communiquer entre cultures sans malentendu ni condescendance : codes implicites, rapport au temps et à la hiérarchie, langues, adaptation et localisation.
En un mot. Communiquer entre cultures sans croire que ses propres évidences sont universelles.
La communication interculturelle étudie et outille les échanges entre personnes ou organisations relevant de cadres culturels différents. Elle porte sur les codes implicites — rapport au temps, à la hiérarchie, au conflit, à l’implicite — qui conditionnent l’interprétation bien avant le contenu du message.
La plupart des malentendus interculturels ne portent pas sur la langue mais sur l’implicite : ce qui n’a pas besoin d’être dit, ce qui ne se dit pas, ce qu’un silence signifie. Ces écarts se lisent comme de l’impolitesse ou de l’incompétence, alors qu’ils ne sont que des conventions différentes.
La recherche a dégagé des axes de variation : la part de l’implicite dans le message, le rapport à la hiérarchie, la place de l’individu et du groupe, le rapport au temps et à l’incertitude. Ces axes décrivent des tendances statistiques, non des caractères : les mobiliser pour prédire le comportement d’une personne est un contresens.
Une organisation traduit une campagne mot à mot pour un autre pays. Le slogan fonctionne grammaticalement et choque culturellement. La traduction était exacte ; l’adaptation n’avait pas eu lieu.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.