Un profil à jour, un endroit qu’on possède, et un rythme tenable. Le reste est secondaire, y compris la plateforme que tout le monde vous recommande.
En un mot. Les étapes concrètes pour exister professionnellement en ligne, sans y passer ses soirées.
Mise en place d’une présence professionnelle individuelle : profil complet et cohérent sur les plateformes utiles, espace possédé indépendant des plateformes, rythme de publication soutenable, et séparation assumée entre expression professionnelle et vie privée.
La première chose que fait quelqu’un à qui l’on parle d’un professionnel est de chercher son nom. Ce qu’il trouve — ou ne trouve pas — précède l’entretien, la proposition de mission ou la recommandation. Un profil abandonné depuis trois ans, avec un intitulé de poste périmé, dit quelque chose : pas que la personne est mauvaise, mais qu’elle ne s’occupe pas de ce qui la représente.
L’ordre des priorités est contre-intuitif. D’abord le profil, pas les publications : il est vu bien plus souvent que n’importe quel contenu, et une seule heure passée à le mettre au clair rapporte davantage que trois mois de publications. Ensuite un espace possédé — un site simple, une page, une lettre — parce qu’une audience bâtie sur une plateforme appartient à la plateforme, qui peut changer ses règles ou fermer le compte sans préavis. Enfin les publications, à un rythme choisi pour être tenu deux ans. Le choix de la plateforme vient en dernier et dépend d’une seule question : où se trouvent les gens qui pourraient vous confier du travail.
L’intitulé de profil est l’élément le plus vu et le plus négligé. « Consultant » ne dit rien ; « j’aide les institutions à expliquer leurs décisions aux habitants » dit tout, et c’est cette phrase qui décide si l’on poursuit la lecture. Elle se teste simplement : la montrer à quelqu’un qui ne connaît pas le métier et vérifier qu’il comprend ce que vous faites.
Cette carte comporte 1 question de contrôle, dans la version interactive.