Un réseau se construit avant d’en avoir besoin, et s’entretient par ce qu’on donne. Celui qui n’appelle que pour demander n’a pas de réseau, il a un carnet d’adresses.
En un mot. Créer et entretenir des relations professionnelles utiles dans la durée.
Définition
La construction d’un réseau professionnel repose sur la régularité des contacts, la réciprocité (apporter avant de demander) et la traçabilité : qui, rencontré quand, sur quel sujet, avec quel suivi. Elle relève d’une pratique organisée, pas d’une aisance personnelle.
Pourquoi c’est important
En relations publiques comme en relations presse, la différence entre un appel qui aboutit et un appel ignoré tient à l’antériorité de la relation. Elle se construit en période calme, jamais en urgence.
Méthode, étape par étape
Identifier les vingt à cinquante personnes qui comptent pour l’activité.
Les rencontrer une première fois sans rien demander.
Tenir une trace : date, sujet, ce qui les intéresse, ce qui a été promis.
Apporter quelque chose : une information, une mise en relation, une invitation.
Reprendre contact deux à trois fois par an, hors besoin.
Tenir toute promesse, même mineure : c’est ce qui construit la fiabilité.
Ne jamais demander plus que ce que l’on a donné.
Transmettre le réseau : il appartient à l’organisation, pas à la personne.
Un cas concret
Envoyer à un interlocuteur une information utile pour lui, sans rien demander en retour, deux fois dans l’année : le jour où l’on appelle, l’appel est pris. C’est tout le mécanisme.
Les erreurs à éviter
N’appeler que lorsqu’on a besoin.
Ne rien noter : la relation repose alors sur la mémoire d’une seule personne.
Promettre une mise en relation et ne pas la faire.
Confondre nombre de contacts et qualité de relation.
Les bons réflexes
Apporter avant de demander, toujours.
Une trace écrite partagée : le réseau doit survivre à un départ.