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Couvrir une catastrophe

Ne pas gêner les secours, ne pas devancer les autorités sur les bilans, ne pas filmer ce qui identifie une victime avant sa famille. Trois règles, souvent enfreintes en direct.

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En un mot. Rendre compte d’un accident ou d’une catastrophe sans aggraver la situation.

Définition

La couverture d’une catastrophe impose des contraintes propres : ne pas entraver les opérations de secours, ne pas diffuser de bilan non confirmé, ne pas permettre l’identification d’une victime avant que ses proches n’aient été informés, et distinguer en permanence le constaté du rapporté.

Pourquoi c’est important

En situation de catastrophe, l’information circule vite et faux. Un bilan annoncé trop tôt devient la référence que tout le monde reprend, et les corrections ultérieures ne rattrapent jamais la première diffusion.

Comment ça marche

La règle du bilan est absolue : aucun chiffre de victimes sans une source officielle nommée et datée. Les témoins sur place surestiment ou sous-estiment systématiquement, non par malveillance mais parce que personne ne peut compter dans le chaos.

Méthode, étape par étape

Un cas concret

Le sujet qui compte n’est presque jamais celui du premier jour. Il est dans le rapport d’inspection ignoré, l’alerte non traitée, l’entretien reporté. La couverture du premier jour est nécessaire ; celle du sixième mois est celle qui change quelque chose.

Les erreurs à éviter

Les bons réflexes

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