En un mot. Raconter ce qu’on a vu avec des détails précis et vérifiables.
Définition
La description journalistique repose sur des éléments observables et vérifiables (mesures, couleurs, sons, gestes, horaires, nombres) plutôt que sur des qualificatifs d’appréciation. Elle transmet au lecteur la matière du jugement au lieu du jugement lui-même.
Pourquoi c’est important
Un adjectif demande au lecteur de faire confiance. Un fait sensoriel lui permet de juger. La description précise est aussi la plus difficile à contester.
Méthode, étape par étape
Noter des mesures : température, distances, horaires, effectifs.
Noter ce qui s’entend et ce qui se sent, pas seulement ce qui se voit.
Relever les gestes plutôt que les états d’âme supposés.
Bannir les adjectifs d’appréciation : dramatique, incroyable, terrible.
Vérifier chaque détail avant publication : la météo, l’heure, l’orthographe.
Choisir trois détails qui portent, plutôt que dix qui diluent.
Ne décrire que ce que l’on a soi-même observé.
Attribuer explicitement ce qui a été rapporté par un tiers.
Un cas concret
« La classe se tient de 6 h 40 à 9 h 15, jusqu’à ce que le soleil passe au-dessus du mur. Vingt-trois enfants, deux bancs, une plaque de contreplaqué en guise de tableau. » Aucun adjectif, et le lecteur voit.
Les erreurs à éviter
Les adjectifs à la place des faits.
Décrire une scène reconstituée sans le dire.
Prêter des émotions aux personnes observées.
Accumuler les détails jusqu’à noyer l’information.